Présentation

Apéropéresques

n°10 La walkyrie

« La Walkyrie »

Richard Wagner


Wotan


Opéra Bastille le 26 juin 2010


 Si elle n'a pas pour but immédiat la douleur, on peut dire que notre existence n'a aucune raison d'être dans ce monde. Cette sentence de Schopenhauer semble imprégner avec force l'oeuvre de Richard Wagner. Nous avions laissé, quelque peu sceptiques, Wotan monter au Walhalla à la fin de l'Or du Rhin. Nous le retrouvons quelques années plus tard - l'esprit de Wagner a changé - confronté non plus aux autres , nains ou géants qu'il sait berner à loisir, mais à lui même. A lui même et à cet autre lui même que sont les siens. Si Verdi a construit toute sa dramaturgie autour de la paternité, ce thème n'apparaît pas comme une évidence centrale dans le monde wagnérien.  Wotan redevient humain, redevient celui qui sait, souffre, porte le fardeau du monde et s'entoure de ses enfants qu'il voudrait comme des autres lui même mais qu'il accepte finalement comme différents. C'est bien cette dimension qui nous est proposé ici. Tout devient évident dans la tendresse et l'humanité de la direction musicale. Philippe Jordan qui semblait ne pas arriver pas à entrer dans la mythologie de l'Or du Rhin, nous donne une lecture lumineuse de la Walkyrie. Si la scénographie de Günter Krämer balbutie et se perd parfois, sa direction d'acteur reste juste. La scène finale entre Wotan et Brünnhilde est empreinte d'une émotion rendue intense par leur retenue. Brünnhilde "abandonnée" par  son père viendra se lover sur le sol au creux de l'amour de celui-ci. Ici commence le crépuscule du dieu et l'aurore de l'homme

Leporello

 

Opérapéresque n°10 juin 2010                                                                          

« Opérapéro » 2010

"Die Walküre"

Première journée en trois actes

Festival scénique l'anneau du Nibelung

(1870)


Direction musciale Philippe jordan

Mise en scène Gunter Krämer

Décors Jürgen Bräckmann

Costumes, Falk Bauer
Lumières,
Diego Leetz

Chorégraphie Otto Picher

Robert Dean Smith Siegmund
Günther Groissböck Hunding
Thomas Johannes Mayer  Wotan
Ricarda Merbeth Sieglinde

Katarina Dalayman Brünnhilde
Yvonne Naef Fricka
Marjorie Owens Gerhilde
Gertrud Wittinger Ortlinde
Silvia Hablowetz Waltraute
Wiebke Lehmkuhl Schwertleite
Barbara Morihien Helmwige
Helene Ranada Siegrune
Nicole Piccolomini Grimgerde
Atala Schöck Rossweisse
Gertrud Wittinger Ortlinde

Orchestre de l’Opéra national de Paris

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus